La première fois
que j’ai entendu ces deux mots,
je ne connaissais pas encore
la haine qui les accompagnait.
J’étais comme une feuille vierge,
innocente et pure,
d’une blancheur si imposante
qu’aucune noirceur ne pouvait la tacher.
Bien évidemment,
les années ont défilé,
et la réalité que masquait ce terme
m’a frappé tel un tsunami enragé.
On accorde beaucoup de pouvoir aux mots.
Ils sont capables de condenser
toute la complexité d’un être humain
en quelque chose de si simple, si vulgaire.
De temps en temps,
je souhaite pouvoir revenir en arrière,
revenir dans un passé où je pourrais seulement apercevoir
les couleurs chaleureuses de la vie.