Ching Chong

La première fois
que j’ai entendu ces deux mots,
je ne connaissais pas encore
la haine qui les accompagnait.

J’étais comme une feuille vierge,
innocente et pure,
d’une blancheur si imposante
qu’aucune noirceur ne pouvait la tacher.

Bien évidemment,
les années ont défilé,
et la réalité que masquait ce terme
m’a frappé tel un tsunami enragé.

On accorde beaucoup de pouvoir aux mots.
Ils sont capables de condenser
toute la complexité d’un être humain
en quelque chose de si simple, si vulgaire.

De temps en temps,
je souhaite pouvoir revenir en arrière,
revenir dans un passé où je pourrais seulement apercevoir
les couleurs chaleureuses de la vie.

Jeune homme chinois

Vincent Huang

Année: 5e secondaire / 11e année
Collège Jean-de-la-Mennais
La Prairie, QC

« Ce poème a comme sujet le pouvoir des mots, mais aussi le point de vue naïf d'un enfant sur son entourage, sur les mots. »

Biographie

Vincent Huang est un élève de la cinquième secondaire de la banlieue de Montréal. Il a commencé à écrire des poèmes après avoir rejoint le comité de création littéraire de son école en quatrième secondaire. Plusieurs de ses écrits portent sur ses expériences en tant qu’immigrant chinois de deuxième génération. 

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